Historique

De la loi sur le placement de la main d'oeuvre et l'assurance chômage à nos jours, en passant par l'abolition temporaire de l'autogestion et du libre choix de la profession pendant le national-socialisme - l'histoire tourmentée de l'Office fédéral du Travail d'un coup d'oeil :

1927 : La loi sur le placement de la main-d'oeuvre et l'assurance chômage

Après l'assurance maladie, l'assurance accidents et l'assurance pension, un nouveau pilier de l'État-providence est mis en place avec la loi sur le placement de la main-d'oeuvre et l'assurance chômage du 16 juillet 1927 qui couvre le risque de chômage selon le principe solidaire de la prestation et de la contre-prestation. La loi confie au nouvel organisme autonome géré paritairement trois autres missions : le placement de la main-d'ouvre, l'orientation professionnelle et le placement des apprentis.

La crise économique mondiale et le chômage de masse

Avant la crise économique mondiale, l'assurance chômage n'a pas le temps de constituer des réserves financières et est écrasée par la charge financière que lui impose l'explosion du chômage. En 1932, on compte plus de six millions de chômeurs, soit près d'un tiers de tous les salariés.

La fin de l'autogestion et du libre choix de la profession pendant le national-socialisme

Lorsque les national-socialistes prennent le pouvoir en 1933, l'Office du Travail (Reichsanstalt) est enrégimenté. L'autogestion et le libre choix de la profession sont abolis et le guidage autoritaire de la main-d'oeuvre est élevé au rang de programme public. Après l'invasion de la Pologne, la compétence des offices du travail est étendue aux territoires occupés. Leur principale mission est d'y réquisitionner toutes les réserves  de main-d'oeuvre disponibles au profit de l'économie de guerre allemande.

L'Office fédéral du Travail

La loi visant l'institution d'un Office fédéral de placement de la main-d'oeuvre et d'assurance chômage ayant son siège à Nuremberg qui est votée le 10 mars 1952 réinstaure la gestion paritaire des partenaires sociaux payant les cotisations et le représentant des organismes publics à l'autogestion. C'est en 1969, avec l'adoption de la loi sur la promotion du travail, qu'il pris son nom " Office fédéral du Travail " (" agence fédérale " en ce moment).